jeudi 1 décembre 2016

les questions qui se posent : si Alep est Troie, qui est Agamenon ?

Ce conte du soir peut faire office de conte de Noël.


conte du soir, suite du conte de l'après-midi par manuelle-yerly

Les questions qui se posent : Si Nikos ALIAGAS se promenait enfin en string sur les champs Elysées afin d'honorer sa promesse faite en 2014, les audiences de toutes les émissions d'Europe 1 augmenteraient-elles significativement (x2,5 par exemple) ?


- Moi, je dis que cela vaudrait le coup d'essayer pour voir !

Forum « probablement, le plus naze d'entre nous » :




  • Ouais, j'aime bien cette femme parce qu'à ma connaissance c'était la seule qui avait dit publiquement à une université d'été qu'il fallait faire l'inventaire du gouvernement JOSPIN pour comprendre ce qu'il s'était passé aux élections de 2002 alors que JOSPIN parlait comme une jeune vierge éconduite avec un fond de sanglot dans la voix. Bref à ma connaissance ce débat sur l'inventaire des années JOSPIN n'a pas eu lieu, le discours officiel est resté que JOSPIN et son gouvernement avaient fait un super boulot et que les français n'avaient rien compris et étaient des ânes, etc.. Puis ensuite HOLLANDE a été désigné comme candidat du PS et des radicaux et 2012...

  • Je n'ai aucune envie de parler de HOLLANDE, probablement le plus naze d'entre nous. Ce que je voulais dire, c'est que LINEMANN est intéressante, je voterais bien pour elle aux primaires de la gauche mais il y a un préalable qui me semble indispensable pour les participants de cette primaire.
  • Lequel ?
  • Ben, c'est bien joli d'organiser une primaire et ce sera sympa d'entendre à nouveau des discours bien à gauche comme celui de LINEMANN, cela fait chaud au cœur, mais pourquoi cela ne serait-il pas une nouvelle pantalonnade comme en 2012 ? Un candidat sera désigné, il ou elle dira des trucs de gauche et une fois élu fera une politique de droite, non ?
  • Et donc ce serait quoi le préliminaire aux débats de la primaire ?
  • Cela peut-être inclut dans les débats de la primaires mais est-ce que les uns et les autres peuvent nous expliquer pourquoi ce gouvernement de gauche élu en 2012 avec une assemblée de gauche et un sénat de gauche n'a pas entrepris des réformes et une politique de gauche ?
  • Ben, il me semble que nous le savons, non ?
  • Ah, bon ?
  • Ben, HOLLANDe et ses équipes n'étaient pas prêts, il n'avait pas vraiment bossé, il n'avait pas de vision ni de projet et d'une manière générale la gauche politique n'avait pas bossé idéologiquement pendant les années CHIRAC et SARKOZY, se contentant de crier « haro sur le baudet ! » au moindre clapotis...
  • Ouais, parce que, par exemple MONTEBOURG se rengorge toujours avec le « made in France » mais je me souviens que VILLEPIN parlait déjà dans les années 2000 de « patriotisme économique », ce qui est la même chose. Et donc, si les mecs et les meufs de gauche n'avaient pas été des gros thons pendant ces années-là, ils auraient abondé sur l'idée de « patriotisme économique ».
  • Ben, ouais mais « made in France » cela sonne mieux que « Patriotisme économique » ! et toc !
  • OK, mais cela c'est du marketing pas de la politique ! Le marketing habille une idée politique et donc si l'idée politique est bonne pour l'intérêt général mais mal habillée, les uns et les autres peuvent y bosser pour la rendre efficiente et séduisante et non pas attendre près de dix ans pour sortir une formulation efficace ! C'est quand même cela que nous attendons d'un PARLEMENT ! Que les idées circulent et s'enrichissent !
  • Je croyais que la pantalonnade des années HOLLANDE provenait d'une part que la France est un pays endetté, or pour emprunter sur les marchés, il faut plaire aux prêteurs et donc être un bon capitaliste propre sur lui et que, par ailleurs, ces messieurs dames du PS sont devenus de gentils notables de centre droit, ils pensent politiquement comme des personnes de droite et ils ne s'en rendent même pas compte !
  • C'est pour ces raisons qu'il me semble que VALLS est le seul à être crédible dans son projet de gauche de gouvernement. Les uns et les autres le disent de droite, mais ce mec est bien plus honnête intellectuellement qu'eux.
  • JE suis assez d'accord ! Le meilleur moyen de faire monter le FN c'est de continuer à entendre se vautrer dans les médias toutes ces personnes qui tiennent des discours flattant leur bonne conscience en balançant ici ou là deux ou trois tartes à la crème de bonne grosse gauche qui tâche mais qui en fait pensent comme des personnes de droite ...
  • Moi, je dis souvent que comme les monarchistes occupent la place de la gauche politique en France ( ce qui est un comble pour ne pas dire un scandale), je vais voter écolo ! Puisque la DUFLOT est out, voter pour les écolos de JADOT ou RIVASSI cela redevient possible intellectuellement....
  • Bon, nous nous égarons là... Donc, pour résumer, il faut demander aux personnes aspirant à gouverner et se disant de gauche politique de nous expliquer (et de débattre) pourquoi à leur avis HOLLANDE n'a pas fait une politique de gauche pendant son quiquenat et donc de nous expliquer ( et de débattre) pourquoi cela serait différent dans leur cas, c'est cela ?
  • A peu près.
  • T'as quand même des personnes qui pensent qu'HOLLANDe a fait une politique de gauche !
  • Ouais, ben ceux-la devrait relire George ORWELL ! HOLLANDE a gouverné au centre avec une légère coloration homéopathique de gauche politique.
  • C'est quoi une coloration roméo-pathétique ?
  • Je vous écoute depuis le début de ce forum et je ne suis pas d'accord avec vous. Moi, je me souviens bien qu'à la sortie de l'été 2014, t'avais Marine LE PEN qui disait prête pour être premier ministre si HOLLANDE l’appelait sans que personne ne pouffe de rire en criant « à la folle ! ». C 'était le gros bordel et HOLLANDe était un nain dont tout le monde se moquait, le mec n'avait aucune envergure. Alors bon, ensuite il y a eu les attentats en janvier, VALLS a assuré, puis aux attentats de novembre 2015, HOLLANDE l'a copié. Et en Juillet 2016, HOLLANDE était à peu près au point dans son rôle, c'est-à-dire quatre ans après son élection !
  • Ouais, enfin, nous sommes tous quand même plus ou moins à danser dans une grande ronde où tout le monde copie tout le monde...
  • D'où la nécessité de partager les richesses et d'être de gauche politique...
  • Moi, je suis assez d'accord, HOLLANDE, dans une autre vie, a dû être une tique. Il était une tique sur le corps de SARKOZY, il essaye d'être une tique sur le corps de VALLS et essaye d'atteindre FILLON.
  • Vous vous rendez compte de ce que vous dîtes ?
  • DELEUZE dit que les tiques le fascinent, cette vie amorphe qui empoisonne et peut tuer des animaux bien plus gros et energique qu'elle...
  • Et donc pour ôter une tique, il faut la coincer dans un tire-tique et tourner jusqu'à ce que la tête cède.
  • Tu peux aussi l'ensevelir sous de la terre de Diatomée !
  • C'est assez technique.
  • Tech-nique,ouais.
  • Toutes ces conversations pour finir par voter POUTOU ! Je vais aller remuer le fumier, c'est plus utile.

LES QUESTIONS QUI SE POSENT : Si François HOLLANDE est entré en campagne présidentielle, peut-il être encore président ? Parce que bon, essayer de tuer ses adversaires et de son camp et des autres camps sans même s'être déclaré candidat à la primaire de son camp ...C'est ce qui s'appelle être un gros lâche naze qui se croit malin. (Ceci était un message de la statue du COMMANDEUR.)

LES QUESTIONS QUI SE POSENT : Erik EMPTAZ, du Canard Enchaîné, a t'il un livre de conversations avec François HOLLANDE sur le feu ou s'est-il juste fait hypnotisé avant d'écrire son dernier éditorial de plat valet dans l'édition daté du 30 novembre 2016 ?


  • C'est quoi un plat valet ?
  • C'est une carte à jouer.
  • Moi, non plus je n'ai vraiment pas compris cet édito : des frictions entre président de la république et premier ministre, il y en a eu tout le temps au cours de la Ve République : De Gaulle/ Pompidou, Pompidou/Chaban ou Giscard je ne sais plus exactement, Giscard/Chirac, Mitterrand/Chirac, Mitterrand/ Rocard, Chirac/Jospin, Sarkozy/Fillon, Hollande/Valls, etc...
  • T'inquiètes, c'est du story-telling !
  • Du quoi ? du mental managing ?

blague nulle : Alain Juppé vérifie la solidité du concept d'identité heureuse dans la défaite.

lundi 28 novembre 2016


avancer dans le brouillard par manuelle-yerly

Forum « merci de dater et d’apposer votre signature avec la mention lu et compris. »



  • Je ne peux pas m'empêcher d'être choquée par les personnes de gauche qui vont voter à la primaire de droite et signent sans état d'âme un document disant qu'elles sont proches des valeurs de la droite et du centre politique et qu'elles voteront à la prochaine présidentielle pour l'alternance.
  • Pourquoi est-ce que tu es choquée ?
  • Les personnes n'accordent aucun crédit à ce qu'elles signent, elles disent pour « deux euros, je peux payer Sarko ! » et genre « l'engagement que j'ai signé n'a pas de valeur, je me torche le Q avec ».
  • Ouais, bon, c'est la jeunesse ! Moi aussi, quand j'étais jeune, j'étais obligé de mentir si je voulais pouvoir faire quelque chose, je devais mentir pour obtenir un stage, pour avoir un logement, je devais mentir aux uns et aux autres dans les négociations de contrats ou de conditions de bidule-truc pour mon boulot, je devais mentir à celui-ci et celle-là sur ce que je pensais ou ne pensais pas pour ne pas être dans la merdre tout de suite et gagner du temps ou de l'argent, etc.. Bon, en gros je mentais un peu et partout pour me faciliter la vie. Mais bon, à un moment ce n'est plus possible parce qu'à force de mentir un peu, beaucoup, passionnément, ben t'arrives à la folie...
  • Ouais, je comprends ce qu'elle dit, moi j'ai compris ce qu'est la société lorsque j'ai divorcé.,
  • Ben moi, dès mon mariage ! Je m'étais mariée avec mon mec parce qu'il n'avait pas de papiers mais bon, je n 'avais pas plus envie que cela de me marier, bref, je me marie et comme j'ai aussi la nationalité suisse, je dois dire que même si j'ai épousé un homme non-suisse, je veux garder ma nationalité, blabla, et là les choses deviennent compliquées puisque l'ambassade me dit qu'ils vont publier les bans dans ma commune d'origine.
  • C'est quoi la commune d'origine ?
  • En Suisse, l'organisation administrative des personnes ne se fait pas autour de leur lieu de naissance mais de l'origine de leur nom. Le droit du sang prime sur le droit du sol. Bref, dans ma commune d'origine vivent beaucoup de mes cousins et cousines, mes tantes, etc.. Bref, c'est la merdre et l'histoire se répète puisqu'il était arrivé la même chose à mon père, il s'était marié en douce sans le dire à personne et un jour, son frère va au café dans la commune d'origine puisqu'y vivant et un mec lui dit qu'il a vu que son frère qui avait été prêtre s'était marié ! Donc, j'ai du dire à mes parents que je m'étais marié, leur présenter mon mari, etc..
  • Ben, c'était peut-être bien.
  • Je ne sais pas, j'aurais pu leur présenter mon « copain », pas mon mari.
  • Ouais, je comprends, parce qu'une fois que tu t'es mariée, après t'as envie de te remarier, t'as envie d'avoir d'autres maris...
  • Genre Elisabeth TAYLOR ?
  • Ouais, et c'est pas toujours tendance ! Loin de là.
  • Mais quel rapport avec la déclaration de proximité avec les valeurs de la droite et du centre politique, etc..
  • Ben, c'est pareil, ce sont des engagements que tu fais devant d'autres personnes. Ce sont des engagements sociaux. Si tu veux une société qui marche, il faut commencer par te respecter toi-même et donc respecter les engagements que tu prends devant la société.
  • Ouais, voilà, c'est ce que je voulais dire en parlant de ma compréhension de la société à l'occasion de mon divorce : je ne comprenais pas pourquoi nous devions passer devant une juge avec une avocate puisque nous étions d'accord pour divorcer. La juge m'avait alors expliqué que « notre union » avait célébré devant le corps social et que par conséquent nous avions des comptes à rendre au corps social, puis elle m'avait expliqué qu'il fallait vérifier aussi que je ne sois pas sous influence et que divorcer était aussi mon désir. Mais comme me marier n'avait pas vraiment été mon désir …
  • Donc dire « pour deux euros, je me paye sarko » en participant à la primaire de la droite et du centre poliltique de la part d'une personne qui se dit de gauche, c'est ne pas respecter l'engagement pris par écrit de participer à un processus d'alternance politique en faveur de la droite politique, c'est clairement jouer aux malins et ne pas respecter les jeux sociaux, c'est cela ?
  • C'est être exactement comme ce contre quoi elle croit lutter, c'est donner le seul pouvoir au fric qui comme chacun sait n'a ni odeur ni valeurs...
  • Ceci dit, il ne faut pas exagérer ! Nous vivons dans une société où les uns et les autres sont obligés sans cesse de prendre des engagements ceci et des intentions cela, d'accepter des conditions d'utilisation truc, etc...., Et puis le temps s'est accéléré, tu vois défiler des personnes dans les médias qui ont changé d'avis, d'opinions, d'amis, voire même de gueules.. Et soi-même, nous nous rendons bien compte que nous changeons d'opinions sur ceci ou cela, alors bon..
  • Tout est devenu plus volatile.
  • Tout est devenu plus oiseau, c'est cela que tu veux dire ?
  • Ou oiseux ?
  • Ouais, parce qu'enfin, il y a aussi ce truc à l'anglo-saxonne, où le but c'est de te coincer à propos de trucs sur lesquels tu auras été plus ou moins forcée de t'engager et que tu ne pourras réaliser afin de te fouetter, de te casser et de faire de toi un zombie disponible.
  • Oh la ! Et donc la résistance à ces pièges pour paranoïaques est donc d'en avoir rien à fiche de ce que à quoi on peut s'engager par écrit, c'est cela ?
  • Je ne dis pas que cela est dramatique mais pour faire société, il faut que chaque partie y mette du sien ! Sinon, c'est juste un jeu de dupes et de huppes.
  • De mon point de vue, les années 2000 sont une horreur parce que chacun et chacune ne pense plus qu'à sa petite jouissance personnelle et se moque littéralement du reste.
  • Ou ne pense qu'à sa carrière, ce qui de mon point de vue est pire …
  • Ben, c'est pareil, t'as des personnes qui jouissent d'avoir tel ou tel poste.
  • Non, mais cela, je suis incapable de le comprendre.
  • Ben, t'as des meufs qui jouissent de dire qu'elles ont des secrétaires.
  • Est-ce que ce n'est pas plutôt que certains postes vont ouvrir à certaines personnes la possibilité de la jouissance ?
  • C'est-à-dire ?
  • Ben, regarde un mec comme HOLLANDE, est-ce que sans être président de la République, il pourrait baiser des meufs comme la TREIRWEILER ou la GAYET ?
  • Ben, la TREIRWEILER, il l'avait eu baisé avant, et la GAYET peut-être aussi, non ?
  • J'ai vraiment aucune envie de parler de François HOLLANDE, pour moi, il fait déjà partie du passé.
  • A mon sens, vous vous trompez sur les années 2000, celles-ci sont l'apogée des petits malins et cela aboutit sur une grave crise économique qui n'est que le haut de l'iceberg pourri d'une profonde crise sociale, sociétale et mentale.
  • Oh la ! Comme tu y vas...
  • Bon reprenons, pour faire société il faut trouver un équilibre entre engagement social et jouissance personnelle d'où cette idée de la séparation entre le jour et la nuit ? Le jour Apollon, la nuit Dyonisos.
  • Peut-être...
  • Et si je veux jouir pendant la journée ?
  • Et qu'est-ce qui régit la différence entre le jour et la nuit, l'heure ou le soleil ?
  • Et le soir, c'est quoi, c'est le passage entre le jour et la nuit ?
  • Y a pas à dire, le diable est dans les détails ...
  • Moi ,ce que j'ai appris dans la vie, c'est que tout a de l'importance et que tout revient un jour ou l'autre. Les personnes qui ont signé ce papier de déclaration de valeurs sans donner plus d'importance que cela à ce à quoi elles s'engageaient, auront un jour ou l 'autre, sous une forme ou une autre, à se confronter à une situation où elles auront à répondre du fait de s'être affirmées, ce jour-là, devant le corps social auquel elles appartiennent, proches des idées de la droite politique et du centre...


  • Moi, je crois que vous faîtes beaucoup de bruit pour rien ! De toutes les façons, même les personnes de la gauche politique veulent une alternance à la tête de l'Etat et en étant de gauche tu peux être proche du centre …
  • Ben, « Beaucoup de bruit pour rien » c'est un peu la définition de la bonne baise, c'est au moment où tu crois qu'il n'y a plus rien, que cela devient une truc énorme qui te fait hurler de plaisir.
  • Mais de quoi tu parles ?
  • Ben, du rapport.
  • ????
  • « Beaucoup de bruit pour rien », Ce n'est pas plutôt le titre d'une pièce de Shakespeare ?
  • Le titre en anglais c'est « much do about nothing » et, dans mon souvenir, cela parle effectivement d'une femme qui a peur de jouir mais je peux me tromper.
  • Moi, je crois que toute notre conversation tourne autour de cette question : la fin justifie t'elle les moyens ?
  • Pourquoi la faim ?
  • Moi, je crois que la vraie question que personne n'ose aborder serait du genre « le social n'est -il pas un gros mensonge ? »
  • Ben, en général, est utilisé le mot de « fiction », pour ôter la dimension morale et garder la possibilité effective...
  • Je suis larguée...
  • Par qui ? 

Forum « la sonde SOYOUTZ effectuait-elle des sondages ? »




  • Je n'ai pas trop compris ces complaintes sur les sondages au sujet de l'envolée de François FILLON dans les résultats de la primaire de la droite et du centre politique français.
  • C'est-à-dire ?
  • Ben, pour ce que j'en ai suivi, les sondages ont commencé à annoncer l'envolée de FILLON dès le dernier débat avant le premier tour. J'ai souvenir entendre et les partisans de FILLON et les sondeurs parler alors d'une dynamique à son sujet et que le match qu'on imaginait depuis des mois être un duel se jouerait en fait à trois. Puis le samedi avant le vote, j'ai lu un article sur le site internet d'Europe numéro un qui racontait que FILLON creusait l'écart, et donc je ne comprends pas et les reproches qui sont fait aux sondeurs et les flagellations qu'ils se donnent à eux-me^mes.
  • En fait, leur problème est idéologique. Ce que ces personnes ne supportent pas, non pas à titre personnel mais comme signe de l'idéologie dominante, ce que ces personnes ne supportent pas c'est l'imprévu, l'imprévisibilité, le hasard, ou selon un mot que j'ai trouvé chez LYOTARD, Jean-François, l'incommensurabilité.
  • Euh ?
  • Moi non plus, je ne comprenais pas ces cris d'orfraie sur les sondages à chaque élection catastrophique où dans la dernière ligne droite l'opinion s'était cristallisée dans une autre direction que pendant les mois auparavant et ensuite j'ai compris : ce qui n'est pas supporté c'est la non prévisibilité, l'incontrôlabilité, bref, la liberté du votant !
  • Mais c'est débile ce que tu racontes !
  • Non, c'est l'idéologie de la prévisibilité qui est débile. J'ai retrouvé dans le magma de sons que j'ai constitué au fur et à mesure des années un extrait d'une interview qu'avait donné Tobie NATHAN dans un journal d'information de la radio France Culture. Le mec racontait que les conceptions avaient changé dans son métier soit psy et que, par exemple, la crise délirante qui auparavant était conçue d'abord comme un événement dans le parcours d'un sujet et de sa construction avait tendance à être considérée dorénavant comme le signe d'une structure malade chez un sujet : avoir eue une crise impliquerait d'en avoir d'autres, la crise n'étant plus perçue tel un épisode dans l'aventure du sujet mais le signe d'une maladie chronique. D'un certain point de vue, c'est socialement plus tenable : celui-ci a fait une crise parce qu'il est malade, donc il sera toujours contrôlé et soigné contrairement aux autres qui ne sont pas malades du tout … pas fous du tout, donc ...La continuité, la porosité qu'avait démontré FREUD entre les esprits dits malades et les esprits dits sains est évacuée.
  • Et donc ,quoi ?
  • Eh, ben, de la même façon, les uns et les autres commandent des sondages non pas pour savoir au temps t c'est qu'est l'état de l'opinion mais pour la maîtriser au temps t'...
  • Et grâce à Dieu, au hasard et à l'imprévu, ils ou elles,soit les total freak or straight controls, n'y arrivent pas. Et la liberté des chacuns et des chacunes est préservée.
  • Voilà !
  • Mais çà va, alors.
  • Ouais, çà va...
  • Est-ce qu'il n'y a pas déjà eu un champion cycliste français qui se dénommait FILLON ?
  • Tu veux dire au XXe siècle ?
  • Tu vois, c'est quasi maladif ! Elle essaie de trouver des causes, quelque chose qui expliquerait rationnellement la victoire de François FILLON.
  • Non, mais en ce qui me concerne, c'est une recherche pataphysique. C'est pour déconner et si possible produire de la chaleur pour faire le chauffage central.
  • AHHHHH ! Tout s'explique !

Forum « cela fait longtemps que les Pays-Bas ont remplacé la Hollande sur les cartes géographiques »




  • J'ai pas trop compris les commentaires au sujet de la possible candidature de Manuel VALLS à la primaire de la gauche et du centre.
  • Je ne sais pas, je n'ai pas suivi. Il y a eu une interview dans le Journal du Dimanche de Manuel VALLS (http://www.europe1.fr/politique/manuel-valls-il-faut-se-preparer-au-face-a-face-je-my-prepare-jy-suis-pret-2911985) parait-il mais c'est la fin du mois, je dois faire des arbitrages budgétaires : un euro quatre vingt dix c'est aussi deux kilos d'oranges à dessert ou cinq kilos de patates. [note technique à Jean-François COPé : ces prix de fruits et légumes correspondent à des offres promotionelles.]
  • Oh, arrête de faire pleurer dans les chaumières, il faisait froid et tu n'avais pas envie de sortir ! Marmotte, va.
  • Bon, on peut parler du sujet du forum ?
  • Moi, cela me paraît tout à fait normal, dans le jeu politique démocratique que VALLS dise qu'il veut participer à la primaire de la gauche. Dès lors que la compétition s'ouvre à nouveau, ceux et celles qui estiment qu'ils ou elles ont les capacités et les idées de faire le job s' inscrivent alors dans la compétition, pour moi, il n'y a aucun souci.
  • Et ?
  • Ben, les commentaires disaient que Manuel VALLS est premier ministre, qu'il va s'inscrire dans la primaire contre le président, soit François HOLLANDE, blabla, or bon, premier ministre ce n'est chevalier, et président de la République ce n'est pas roi. VALLS n'a pas fait vœu d'allégeance à HOLLANDE ! L'autorité en démocratie n'est pas celle dont parle le « droit naturel » de la monarchie ! En démocratie, président c'est un job et les domaines sur lesquels il a autorité sont définis au préalable. Et donc quand le mandat s'achève, alors chacun ou chacune peut briguer pour le suivant. Ce n'est pas contre untel ou unetelle, that's the game !
  • Est-ce que l'on a besoin de revenir à la théorie de l'autorité et de la présidence en régime démocratique pour valider la candidature de Manuel VALLS ? Est-ce que la nullité de François HOLLANDE au poste de président tous les jours de plus en plus patente ne suffit pas ?
  • Moi, je trouve que François HOLLANDE a été un bon président de la IVe République au sein de la Ve. Il chiadait ses discours, il était bon dans les commémorations.
  • Ouais, enfin, faut le dire vite, je me souviens avoir regardé une vidéo du discours qu'il avait fait pour l'inauguration du musée du peintre qui peint tout en noir (enfin après tout un parcours) et dont le nom m'échappe pour l'instant...
  • SOULAGES.
  • Oui, voilà, et ben, non seulement le discours était chiant et nul mais en plus il ne voulait strictement rien dire !
  • Bon, je ne sais pas si cela correspond à votre discussion, mais un truc dont je n'ai pas trop osé parler parce que bon, c'était pas le moment, blabla...
  • çà va, accouche maintenant !
  • Donc, bon, lors de la cérémonie suite aux attentats du 13 novembre 2015, qui se passait peut-être aux Invalides, j'avais suivi la cérémonie à la radio. Ensuite, j'ai vu les images et des photos sur le web, et j'ai trouvé complétement ridicule la mise en scène que François HOLLANDE avait fait de lui-même : Seul sur une chaise. Et tous les autres responsables politiques parqués sur une estrade. Pour moi, c'était incompréhensible.
  • Pourquoi ?
  • Ben, je ne sais pas... des cinglés tirent sur des badauds attablés à des tables de bistrots, mitraillent des mecs et des meufs qui regardaient un groupe de hard rock, bon, Ok, le groupe était nul, mais bon ce n'est pas une raison , bref, ces cinglés disent le faire au nom d'une idéologie de bazar et je ne comprenais pas pourquoi la réponse à cela, ce serait François HOLLANDE tout seul sur une chaise qui fait un discours après de la musique et des chants !
  • Ouais, je n'y ai jamais vraiment réfléchi. Il voulait sans doute incarner la pére de la nation qui rassure son peuple.
  • Ouais, ouais, c'est cela, petit père des peuples … Nous sommes au XXIe siècle, le paternalisme et le maternalisme c'est fini ! Nous voulons une pensée politique démocratique en actes et non pas toujours voir les images d'une représentation monarchique du pouvoir.
  • Cratos pour tous,
  • Tous pour demos !
  • J'ai envie de dégueuler.
  • Tu te rends compte de ce que tu dis. Tu accuserais presque HOLLANDE d'avoir profité des attentats pour se tailler un costume présidentiel sur mesure alors qu'il en avait été incapable jusqu'alors !
  • Je n'ai pas dit cela. Et d'ailleurs, il n'est pas sûr même qu'une telle opération aurait réussi ! Je dis que la mise en scène de François HOLLANDE à la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 réalisée peu de temps après aux peut-être Invalides m'avait parue hautement ridicule. Si on ne peut plus critiquer les représentations et surtout celle que le « pouvoir présidentiel » se fait de lui-même alors dans quel régime sommes-nous ?
  • Moi, le truc qui m'avait dégouté, c'est qu'après cette cérémonie qui doit être replacée pour ce qu'elle était, soit un spectacle et une mise en scène à vocation cultuelle, blabla, le truc qui m'avait dégouté était qu'ensuite il y avait eu toute la séquence imbécile sur la déchéance de la nationalité. Dans mon souvenir, rapidement, Manuel VALLS avait fait remarquer que ce n'est pas la menace de perdre sa nationalité qui va arrêter un terroriste surtout s'il est candidat au suicide. Ensuite, j'ai lu lu dans le Canard Enchaîné que HOLLANDE avait commencé toutes ses gesticulations sur « je l'ai dit au discours devant le congrès le (peut-etre) 15 novembre, blabla ». Et alors VALLS, par loyauté, l'a suivi.
  • Et ?
  • Ben, quand le bouquin de DAVET et LHOMME est sorti, j'ai lu quelque part que HOLLANDE avait dit à ses deux confesseurs que c'était VALLS qui insistait pour la mesure sur la déchéance de la nationalité.
  • Et ?
  • Ben, il ment.
  • Ben, cela, nous le savons depuis au moins le bouquin de la miss TREIRWEILER. Ce n'est pas nouveau.
  • Ben alors, pourquoi serait-il nécessaire d'être loyal avec quelqu'un qui ne l'est pas ?
  • Je crois précisément que ce sont ces terrains qui sont glissants et qu'il vaut mieux s'en tenir à la théorie de l'autorité et du pouvoir démocratique. Il n'y a aucun obstacle théorique ou pratique à la candidature de Manuel VALLS à la primaire de la gauche (et du centre). Sauf à avoir une conception monarchique ou fasciste du pouvoir …
  • Et donc théoriquement, Manuel VALLS n'a pas à attendre pour s'inscrire à la primaire de savoir si HOLLANDe y va ou pas et il n'a pas besoin de démisionner de son boulot de premier ministre.
  • Voilà.

samedi 26 novembre 2016

Note technique : dans le champ politique, toutes les primaires sont de désignation.



Nous avons eu entendu sur les ondes de la radio Europe numéro un un monsieur François REBSAMEN parlant d' une « primaire de désignation au sujet de la primaire de la droite et du centre (Cf. Là : http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-francois-rebsamen-and-thomas-derichebourg-22112016-2908190) . Oh la, qu'est-ce que donc que l'apparition de cet attribut : « de désignation » ? S'il existe des primaires de désignation, cela signifierait-il qu'il existe des primaires d'autres choses dans le champ politique ? Genre des primaires « de confirmation » par exemple? Pour la gauche politique par hasard ?
Non mais OH ! comme dirait LE FOLL : Dans le champ politique, jusqu'à nouvel ordre, toutes les primaires sont de « désignation » puisque le concept de primaire de « confirmation » ou d'autre machin chose n'a été ni étudié, ni débattu, ni validé ; d'après nos sources, la personne originale en ce qui concerne la théorie et l'organisation des primaires dans la démocratie française étant, à notre connaissance, monsieur Olivier DUHAMEL, auxquels s'ajoutent désormais les personnes ayant eu l'expérience de l'organisation réelle et concrète des primaires et de la gauche et de la droite (et du centre).
C'est pourquoi nous, fous littéraires, déclarons, dans le champ politique, le principe de primaire de « confirmation » corrompu et inefficient, ce principe n'étant que le signe de la médiocrité et de l'avidité des esprits qui auraient tenté de le faire opérer en douce. De même pour des principes équivalents ou apparents de primaire de « machin-chose, etc. blabla » tant qu'ils n'auront pas été étudiés, débattus et validés. Nous avons dit.

vendredi 25 novembre 2016

Note technique : ne pas confondre l'esprit et la lettre.


Il nous semble que lorsque monsieur François HOLLANDE, candidat à la présidature, avait harangué la foule en promettant d' « inverser la courbe du chômage », il avait eu recours à une expression imagée, soit un procédé rhétorique, afin de dire joliment que, grâce à l'action politique de son gouvernement, le chômage baisserait. Par ailleurs, nous avons su ensuite, qu'il avait dit cela alors qu'il croyait que la croissance économique allait repointer le bout de son nez rapidement selon la loi des cycles que lui maîtrisait et non pas le pauvre pequenot confronté à la perte de son emploi en raison des besoins de liquidités des fonds de pension pour verser les retraites des vieux en Californie, etc, blabla, bref le chômage baisserait tout seul, et Gros malin dirait que c'est grâce à lui ! Mais bon, là n'est pas le sujet. Monsieur François HOLLANDE avait donc émis l'idée de faire baisser le chômage pendant son quinquennat et d'être jugé sur cela. Or, cela n'ayant pas eu lieu, nous assistons depuis des mois voire des années à un ballet ridicule qui colle à la lettre de l'expression « inverser la courbe » et va-z-y de triturer les chiffres et va-z'y d'envoyer les chômeurs en formation et va-z'y de tenter de construire des courbes avec d'autres chiffres du chômage mesuré différemment, etc, blablabla... Non, mais oh !, comme dirait LE FOLL, c'est fini de nous prendre pour des débiles ? (et encore c'est pas sympa pour les débiles !). Bref, le chômage est toujours là. Point barre. Retour chariot.
Retour charrette.

jeudi 24 novembre 2016

Je suis Charlie CHAPLIN


Charlie Chaplin - discours dans "Le Dictateur... par crazypelikaan









le discours en VO :

http://www.dailymotion.com/video/x6mowd_charlie-chaplin-discours-du-dictate_news

Nous avons retrouvé l'ouvrage « la condition Postmoderne », Jean-François LYOTARD, 1979, éditions de Minuit.Et nous l'avons trouvé très pertinent en cette année 2016 , extrait :


"Introduction :
Cette étude a pour objet la condition du savoir dans les sociétés les plus développées. On a décidé de la nommer « postmoderne ». Le mot est en usage sur le continent américain, sous la plume de sociologues et de critiques. Il désigne l'état de la culture après les transformations qui ont affecté les règles des jeux de la science, de la littérature et des arts à partir de la fin du XIXe sicèle. Ici, on situera transformations par rapport à la crise des récits.
La science est d'origine en conflit avec les récits. A l'aune de ses propres critères, la plupart de ceux-ci se révèlent des fables. Mais, pour autant qu'elle ne se réduit pas à énoncer des régularités utiles et qu'elle cherche le vrai, elle se doit de légitimer ses règles de jeu. C'est alors qu'elle tient sur son propre statut un discours de légitimation, qui s'est appelé philosophie. Quand ce métadiscours recourt explicitement à tel ou tel grand récit, comme la dialectique de l'Esprit, l'herméneutique du sens, l'émancipation du sujet raisonnable ou travailleur, le développement de la richesse, on décide d'appeler « moderne » la science qui s'y réfère pour se légitimer. C'est ainsi par exemple que la règle du consensus entre le destinateur et la destinataire d'un énoncé à valeur de vérité sera tenue pour acceptable si elle s'inscrit dans la perspective d'une unanimité possible des esprits raisonnables : c'était le récit des Lumières, où le héros du savoir travaille à une bon fin éthico-politique, la paix universelle. On voit sur ce cas qu'en légitimant le savoir par un métarécit, qui implique une philosophie de l'histoire, on est conduit à se questionner sur la validité des institutions qui régissent le lien social : elles aussi demandent à être légitimées. La justice se trouve ainsi référée au grand récit, au même titre que la vérité.
En simplifiant à l'extrême, on tient pour « postmoderne » l'incrédulité à l'égard des métarécits. Celle-ci est sans doute un effet du progrès des sciences ; mais ce progrès à son tour la suppose. A la désuétude du dispositif métanarratif de légitimation correspond notamment la crise de la philosophie métaphysique, et celle de l'institution universitaire qui dépendait d'elle. La fonction narrative perd ses foncteurs, le grand héros, les grands périls, les grands périples et le grand but. Elle se disperse en nuages d'éléments langagiers narratifs, mais aussi dénotatifs, prescriptifs, descriptifs, etc, chacun véhiculant avec soi des valences pragmatiques sui generis.
Chacun de nous vit aux carrefours de beaucoup de celles-ci. Nous ne formons pas des combinaisons langagières stables nécessairement, et les propriétés de celles que nous formons ne sont pas nécessairement communicables.
Ainsi la société qui vient relève moins d'une anthropologie newtonienne ( comme le structuralisme ou la théorie des systèmes) et davantage d'une pragmatique des particules langagières.
Il y a beaucoup de jeux de langage différents, c'est l'hétérogénéité des éléments. Ils ne donnent lieu à institution que par plaques, c'est le déterminisme local.
Les décideurs essaient pourtant de gérer ces nuages de socialité des matrices d'input/output, selon une logique qui implique la commensurabilité des éléments et la détermination du tout. Notre vie se trouve vouée par eux à l'accroissement de la puissance. Sa légitimation en matière de justice sociale comme de vérité scientifique serait d'optimiser les performances du système, l'efficacité. L'application de ce critère à tous nos jeux na va pas sans quelque terreur, douce ou dure : Soyez opératoires, c'est-à-dire commensurables, ou disparaissez.
Cette logique du plus performant est sans doute inconsistante à beaucoup d'égards, notamment à celui de la contradiction dans les champs socio-économiques : elle veut à la fois moins de travail (pour abaisser les coûts de production) et plus de travail (pour alléger la charge sociale de la population inactive). Mais l'incrédulité est désormais telle qu'on n'attend pas de ces inconsistances une issue salvatrice, comme le faisait MARX.
La condition postmoderne est pourtant étrangère au désenchantement, comme à la positivité aveugle de la délégitimation. Où peut résider la légitimité, après les métarécits ? Le critère d'opérativité est technologique, il n'est pas pertinent pour juger du vrai et du juste. Le consensus obtenu par discussion, comme le pense HABERMAS ? Il violente l'hétérogénéité des jeux de langage. Et l'intervention se fait toujours dans le dissentiment. Le savoir postmoderne n'est pas seulement l'instrument des pouvoirs. Il raffine notre sensibilité aux différences et renforce notre capacité de supporter l'incommensurable. Lui-même ne trouve pas sa raison dans l'homologie des experts mais dans la paralogie des inventeurs.
La question ouverte est celle-ci : une légitimation du lien social, une société juste, est-elle praticable selon un paradoxe analogue à celui de l'activité scientifique ? En quoi consisterait-il ?"

lire la suite (liens non sponsorisés) : 

Note technique : est-il nécessaire de scénariser les français ?


Nous avons lu dans le journal Libération (article "En France, les médias promettent de « réduire la distance avec les lecteurs »") :
« Evidemment il faut envoyer des journalistes sur le terrain pour détecter les signaux non chiffrables » abonde FENOGLIO [directeur du journal Le MONDE], qui s'appuiera pendant la campagne sur une « task-force » de six à huit journalistes lancés à la rencontre de « la France de la colère et du rejet ».
Super ! Et si ces six à huit journalistes rencontrent des personnes humaines ayant une carte d'identité française dans leur poche et qui sont de bonne humeur malgré leurs galères , que fera la task-force ? Ils les liquideront parce que çà ne colle pas dans leur pré-scénario de lecture du réel à raconter ?
« C'est ainsi que l'on sent des thématiques très concrètes remonter, comme le temps de transport », argumente le directeur du Monde
Super ! Mais pourquoi qualifier les problèmes quotidiens de transports de certaines personnes vivant sur le territoire français de « thématiques » qui « remontraient ». Elles remontent d'où les « thématiques » ? De l'enfer ? Elles vont vers où ? Des bureaux climatisés ?
« […] Le directeur du [journal Le] monde, évoquant par ailleurs les vertus des articles de making-of qui « réduisent la distance avec les lecteurs » »
Là nous ne comprenons pas de quoi il est parlé. C'est quoi la distance avec les lecteurs ? Celle du texte imprimé à l'oeil du lecteur, ou celle du réel vu par le journaliste et de l'histoire qu'il raconte dans le texte imprimé ?

Par ailleurs, Néanmoins, nonobstant, quoique, blabla, nous ne sommes pas non plus dupes des discours tel que cités dans le même article du journal Libération :
« Nicolas DEMORAND insiste sur un autre aspect de son émission : « près de la moitié du temps de parole est donné aux auditeurs, qui n 'ont pas été castés préalablement. Ils appellent librement le standard téléphonique. »
Super ! Et a posteriori, c'est quoi alors le profil sociologique des personnes qui appellent librement le standard téléphonique d'un média ? Est-il représentatif de la population vivant sur l'ensemble du territoire français et des outre-mer ?

À notre sens, l'ambition holistique est bien plus toxique que quoique ce soit d'autre : «  Eh, mec ! eh, meuf ! T'as vu ? T'es à côté de moi, t'es pas au dessus ! T'as vu ? On marche sur le même sol et on respire le même air pollué, c'est cool, non ? » Bref, L'auteur en hauteur et omniscient a été démasqué dans les arts et la littérature depuis belle lurette mais certaines personnes dans des médias n'ont pas l'air d'être au courant ...

mercredi 23 novembre 2016

Cahier de vacances : la représentation en pourcentage, exercices.


En 2011, le premier tour de la primaire de la gauche politique française a réuni 2,6 millions de votants. 
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sultats_d%C3%A9taill%C3%A9s_de_la_primaire_pr%C3%A9sidentielle_socialiste_de_2011 
Retrouve les résultats de chaque candidat
François HOLLANDE :
Martine AUBRY :
Arnaud MONTEBOURG :
Segolène ROYAL :
Manuel VALLS :

En 2016, le premier tour de la primaire de la droite et du centre politique français a réuni 4 millions de votants. 
http://www.europe1.fr/politique/primaire-de-la-droite-retrouvez-tous-les-resultats-du-premier-tour-2905910 
Retrouve les résultats de chaque candidat
François FILLON :
Alain JUPPé :
Nicolas SARKOZY :
Nathalie Koziusko-Morisey :
Bruno LEMAIRE :
Jean-Frédéric POISSON :
Jean-François COPé :

Calcule pour chaque candidat le nombre de personnes s'étant déplacé pour voter pour eux :
Corrigé : nombre de personnes ayant voté pour une personne = pourcentage des voix de cette personne X nombre total de votants.
Exemple :
10% x 2,6 millions : 260 000 personnes
3,5% x 4 millions : 140 000 personnes

Si je multiplie 140 000 personnes par 2, je trouve 280 000 personnes
Si je multiplie 3,5 % par 2, je trouve 7 %

Peux-tu m'expliquer pourquoi je ne peux pas raisonner sur les pourcentages si je veux comparer les résultats des candidats de la primaire de droite ou de la primaire de gauche et que je suis ainsi obligé de repasser par le nombre de personnes pour établir des comparaisons ?


Calcule pour chaque candidat de la gauche un pourcentage de voix pour le nombre total de votants de la primaire de la droite et du centre soit quatre millions de votants.
Corrigé : nombre de personnes / nombre de votants = pourcentage.
Exemple : 280 000 personnes sur quatre millions de personne : 7%

question subsidiaire : pourquoi ce raisonnement serait-il tarabiscoté ? Donne-t'il toutefois une indication ?

Question de fond : Peut-on dire d'une personne ou d'une autre qu'elle représente tel pourcentage sans préciser à quel ensemble ce pourcentage se réfère ?

Question contigue : le principe d'un impôt dit « flat tax » consiste à retirer 10% de l'ensemble des revenus de chacun et chacune pour établir le budget de l'Etat. Certains trouvent cet impôt juste, d'autres injustes. Quel est ton point de vue ? Pour étayer ton argumentation calcule les sommes que représente 10% de 500 euros et 10% de 500 000 euros ? A ton avis, la question de la justesse de l'impôt peut-elle être mathématique ? Sais-tu pourquoi il existe des impôts ? Sais-tu ce qu'est un scandale concernant des dépenses d'argent public ? Sais-tu ce qu'est la corruption et les détournements d'argent public ?

Rappel Historique : S'il y a aujourd'hui tous ses problèmes affreux en SYRIE c'est notamment parce que monsieur Bachar AL ASSAD n'a jamais voulu quitter le pouvoir, persuadé qu'il est (qu'il était) le seul à pouvoir diriger et rassembler « son peuple » (sic).


Bien sûr toute comparaison avec François HOLLANDE et les peuples français de gauche politique en 2016 serait de très mauvais goût.
[écouter un mec du Parti Socialiste qui a subi un lavage de cerveau : club de la presse François REBSAMEN  : http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-francois-rebsamen-and-thomas-derichebourg-22112016-2908190]

(enfin si l'autre Néron se représente et fait opérer ses embrouilles et ses combines pour être le candidat de la gauche, cela peut ouvrir une chance historique aux écologistes...)